C 0.
8813 RECP 161
REGE 28 MAY 84/
(No. 288.) My Lord,
No. 3.
Viscount Lyons to Earl Granville.—(Received May 21.)
Paris, May 20, 1884.
THE Senate and Chamber of Deputies reassembled here this afternoon. M. Jules Ferry read in each House a declaration respecting the affairs of Tonquin and China.
I have the honour to inclose copies of it herewith.
It contains the full text of the Convention of Tien-tsin, as received by telegraph.
Inclosure in No. 3.
1 have, &c. (Signed) LYONS.
Extract from "Le Temps" of May 21, 1884.
DÉCLARATION DU GOUVERNEMENT.-Aujourd'hui, M. Jules Ferry, Président du Conseil, Ministre des Affaires Étrangères, a donné lecture à 2 heures à la Chambre, et à 3 heures au Sénat de la déclaration suivante, relative aux affaires de la Chine et du Tonkin:
"C
'Messieurs,
"Vous connaissez déjà les clauses principales de la Convention signée à Tien-Tsin le 11 Mai, 1884, qui a mis fin au différend existant entre la France et la Chine, au sujet de l'Annam et du Tonkin.
"En attendant que l'instrument même du Traité soit entre nos mains et qu'il puisse être régulièrement soumis à la sanction du Parlement, nous vous devons compte des circonstances qui ont amené ce rapide dénouement et des motifs qui nous ont portés à engager dans cette négociation décisive la responsabilité du Gouvernement,
Les
"Vous veniez à peine de vous séparer que la prise de Hong-Hoa, couronnant les brilliants efforts du corps expéditionnaire, marquait le terme de cette belle campagne, dont les noms de Son-Tay et de Bac-Ninh conserveront le glorieux souvenir. opérations militaires étaient terminées; nous étions les maîtres du Tonkin; contre des ennemis bien supérieurs en nombre et pourvus de tous les moyens de défense de la guerre moderne, les troupes de la marine et de l'armée, rivalisant de vertus militaires, d'entrain, et de patience, de tactique et de valeur, avaient porté plus haut que jamais, dans l'êxtreme Orient, le prestige de nos armes.
"Au point de vue diplomatique, la situation restait obscure. Les relations avec la Cour de Pékin étaient, en Chine, rares et tendues; à Paris, sans être officiellement suspendues, elles étaient nulles depuis le départ du Ministre de Chine pour l'Angleterre. A Pékin même, le terrain politique semblait disputé entre l'esprit de sagesse et l'esprit d'aventure.
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L'esprit de sagesse devait l'emporter.
"Le 29 Avril, le Contre-Amiral Lespès, qui arrivaità Shang-haï avec son escadre, après avoir visité les ports d'Amoy et de Fou-Teheou, recevait l'avis que le Vice-Roi du Tchili venait d'obtenir du Gouvernement Chinois le rappel du Marquis Tsêng, comme première satisfaction donnée à la France. L'Amiral était chargé de transmettre cette nouvelle au Gouvernement Français. Le Vice-Roi exprimait en même temps le désir de voir à Tien-tsin le Capitaine de Frégate Fournier, Commandant du Volta,' avec lequel il était depuis plusieurs années en relations amicales, pour conférer avec lui de la situation.
"Le Commandant du "Volta "partait aussitôt pour Tehe-Foo. Le 1o Mai, le Tsong- li Yamên annonçait officiellement à notre chargé d'affaires à Pékin la nomination d'un nouveau Ministre auprès des Cabinets de Paris, Berlin, Vienne, Rome, et La Haye. En attendant son arrivée, Li-Fong-Pao, Ministre de Chine à Berlin, venait représenter la Chine à titre intérimaire auprès du Gouvernement Français.
"Les 8 et 9 Mai, le Commandant Fournier, de Tien-tsin, et l'Amiral Lespès, de Shang-haï, nous faisaient connaître le résultat des pourparlers officieusement ouverts par le Vice-Roi du Tchili; les deux négociateurs avaient arrêté les termes d'une Convention préliminaire en cinq Articles, destinés à servir de base au Traité définitif; le Vice-Roi
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